Des trucs qui m’agacent.

En janvier dernier, interrogé sur le pouvoir d’achat des français et le moyen de financer une politique destinée à en redonner un peu à ses compatriotes, le locataire de l’Elysée, récemment auto gratifié d’une augmentation de ses revenus de plus de 150%, avouait, faussement candide: « mais ou voulez-vous que je prenne l’argent, les caisses sont vides ».

Dix petits mois plus tard, à la faveur de la crise dont des journalistes télévisés aux mines d’enterrement nous rebattent les oreilles, le même président sort de ses chaussettes un joli bas de laine de 360 milliards d’euros. Vous me direz, organiser le sauvetage de la finance en perdition, c’est quelque peu plus important mon bon monsieur que de redonner les moyens à Ferdinand Dupont d’acheter un pot de sauce tomate industriel pour agrémenter ses nouilles quotidiennes.

Pour faire passer la pilule, on nous jure qu’on va moraliser tout ça, que les parachutes dorés c’est fini, que les riches ne vont plus se goinfrer injustement, qu’on va refonder le capitalisme. J’adore quand on me prend aussi ouvertement pour un con…

Pendant ce temps là, Brice Hortefeux, vieux pote du nain sus-cité, après être allé jouer en Afrique les VRP de la politique d’exclusion française, se félicite, dans les pages de Direct-Soir, quotidien gratuit du groupe Bolloré, dont on se souvient que le PDG avait prêté un yacht au petit Nicolas histoire de se reposer dignement des fatigues de sa campagne présidentielle, Brice Hortefeux donc se félicite d’avoir su imposer l’unanimité aux 27 dans le nouveau « pacte d’immigration » européen. Au menu, allez on va pas mégoter : la guerre aux pauvres d’ailleurs. (je résume, je schématise et je suis de mauvaise foi, mais moins que ces hypocrites).

Remarque côté étranger, y’a les uns et y’a les autres… Marina Petrella, par exemple, ex-brigadiste rouge rangée des voitures a du rendre grâce au ciel d’être entrée dans la famille du président par l’intermédiaire de Carla… Ça lui a épargné le sort de Cesare Battisti, en fuite au Brésil, victime du déni de parole de l’état. Je suis content pour elle, sur le principe la virer comme une malpropre pour la renvoyer crever en Italie aux mains d’un appareil judiciaro/politique revanchard, c’était pas joli joli. Mais qu’elle doive ça au népotisme affiché du nain, c’est quand même un peu puant.

Et puis évidemment, aujourd’hui la Boutin présentait son projet de loi au Sénat, qui aurait pu être sous-titré « Comment sauver Neuilly de la loi SRU ».  Il paraitrait que les sénateurs envisagent de lui faire revoir sa copie, pour une fois on ne va pas se plaindre.

A gauche ? Ah ben rien, à gauche on ferme sa gueule comme d’habitude. Le PS est toujours déchiré par son absence de projet et sa guéguerre des chefs, Besancenot englué dans l’histoire Rouillan qu’il essaie de faire oublier (tiens Rouillan, un ex terroriste qui lui n’est PAS de la famille par alliance du président, et qui vient de se faire sommairement supprimer son régime de semi-liberté au prétexte que dans une interview il n’avait pas exprimé de regrets sur ses actions passées…), les autres, marginaux ou inaudibles, noyés dans le grand brouhaha de la Crise (avec un c majuscule hein ?).

Ah si, deux trucs qui m’ont quand même bien fait marrer:

Albanel qui s’est fait enterrer son projet de phagocytage de la MC93 par la Comédie Française, par les propres comédiens du Français, qui lui ont gentiment fait savoir de s’assoir desssus parce qu’il refuseraient de cautionner l’enterrement d’un des fleurons du théâtre français. (Ça ça m’aurait fait mal aux seins qu’elle réussisse, la MC 93, je lui doit personnellement quelques belles émotions).

Et la réponse de José Manuel Barroso à Nicolas Sarkozy à propos de sa lettre intempestive au lendemain du vote de la commission européenne sur le Paquet Télécom, dont l’amendement 138 enterre au niveau européen le projet de loi de riposte graduée, soutenu par les lobbies du disque et du ciné. Le nain était monté au créneau personnellement en demandant à ce que l’amendement 138 (approuvé par 88% des députés européens quand même, merci au passage de vos courriels à ceux-ci), soit purement et simplement supprimé. Et Barroso qui lui a répondu en substance « ben euh mais…pas question. On est encore en démocratie ».

Aux dernières nouvelles le calendrier de la loi sur la riposte graduée a été avancé afin qu’elle soit votée avant que le Paquet Telecom ne soit définitif… Ben voyons.

Allez c’est tout pour aujourd’hui, la suite dans vos quotidiens habituels 🙂

Les vrais geeks dansent aussi

La preuve en image avec ce large Hadron Rap, où des gens, qui sont quand même l’expression ultime de la geekitude (je sais pas mais bosser dans la physique des particules au CERN, pour moi c’est quand même un peu le summum du genre :  y’a environ 16 000 physiciens des particules dans le monde, le club un brin fermé…), prouvent qu’ils peuvent eux aussi détourner quelques euros de leur budget pour s’éclater un peu.

Film Noir, animation hard-boiled

Film noir - PosterVoilà au moins un film qui annonce la couleur. Film Noir est un film d’animation, une coproduction serbo-américaine (oui, je sais je fais toujours des gorges chaudes des films serbo-croates en les citant comme exemple de film obscurs), qui n’est pas sans rappeler Renaissance, de Christian Volkmann.

Disons le tout de suite, Film Noir n’est pas un film pour les enfants, meutres, enquêtes dans les milieux SM,  et autre joyeusetés vous inciteraient plutôt à planquer le DVD hors de portée de main des chères têtes blondes.

C’est aussi un pur film de genre, dans la lignée du Grand Sommeil par exemple. Le héros se réveille sous le signe d’Hollywood dans les hauteurs de Los Angeles, un flic mort à ses pieds, un flingue dans sa main, une blessure à la tête, et totalement amnésique. Le voici donc parti à la recherche de son identité, et plus il avance dans son enquête, moins il apprécie la personne qu’il se révèle être, un dealer de drogue sadique, au passé chargé, dont il semble qu’il soit poursuivi à la fois par un détective privé, recherché par la police et sous l’effet d’un contrat sur sa personne lancé par un mystérieux commanditaire.

Autant dire que les jours suivants ne vont pas être de tout repos pour l’amnésique, et que retrouver sa mémoire perdue le conduire à bien des déconvenues, mais aussi lui permettra quelques rencontres intéressantes.

Soyons clair, Film noir, dont la sortie en France n’est pas annoncée (bien qu’il ait figuré au Festival d’animation à annecy), n’est pas un grand film, mais si vous vous sentez d’humeur pour un bon film d’action, doté d’un scénario qui emprunte aux classiques, sans pour autant tomber dans le plagiat, Film Noir, malgré quelques invraisemblances scénaristiques (le héros se retrouve par moment dans des situations ou il ne peut pas avoir d’argent sur lui à la suite d’événements que je ne vais pas vous dévoiler, et malgré tout, achète des choses), devrait vous séduire.

Pour mettre la main dessus, je vous laisse vous reporter à vos sources habituelles 🙂

Paquet telecoms : c’est pas parce que vous êtes en vacances qu’il faut lâcher l’affaire

Une petite piqûre de rappel pour vos eurodéputés, suggérée par la quadrature du net, profitez de vos vacances pour envoyer une carte postale à vos eurodéputés, leur rappelant que le 2 septembre il vont être amenés à voter sur le paquet télécom et les amendements liberticides que celui-ci contient.

Toutes les infos sont sur le wiki de la quadrature du net y compris le lien vers les adresses des députés.

Si vous n’aviez pas lu le billet concernant cette histoire il est là : Internet torpillé par l’europe.

Récréation 7 : Diplomatie dans la cuisine

Aujourd’hui, une récréation, une vvraie, avec la délicieuse scène de la cuisine dans les Tontons Flingueurs. Celle là tout le monde l’a vue, et revue, mais ça reste quand même une énhaurme pièce d’anthologie. Je vous laisse déguster…

Récréation 6 : Des escaliers à Paris

Jean-Marc Barr n’a pas fait que Le Grand Bleu dans sa carrière, il s’est essayé également avec un certain talent à la réalisation, et s’est même une fois conformé au Dogme95 dans Lovers, un film de 1999 avec Elodi Bouchez (qui est une des actrices françaises que je préfère. Dans cette scène, Jeanne (Elodie Bouchez) et Dragan (Sergei Trifunovic) se disent adieu comme ce dernier, immigré clandestin, va être expulsé.  Puis Jeanne remonte chez elle, et le choc de la séparation s’abat progressivement sur elle… Sans doute une des scènes d’adieu les plus chhargée en émotion que j’ai vu au ciné.

On notera qu’en 1999, le problème des expulsions et des drames humains qu’elles génèrent était déjà d’actualité. Et depuis ça n’a fait qu’empirer…

Récréation 5 : scène de ménage à Capri

Aujourd’hui, dans notre série des vacances une très longue scène (découpée et uploadée par mes soins sur un site ami, vu qu’elle est trop longue pour Youtube (cliquez sur l’image)). Il s’agit de la très tranquille scène de ménage entre Brigitte Bardot et Michel Piccoli dans Le Mépris. Alors on s’assoit, on la passe en plein écran et on profite de deux merveilleux acteurs superbement dirigés par Godard dans ce qui est quand même un de mes films préférés.

Récréation 4 : Un tour à Broadway

Celle là est tirée de All That Jazz de Bob Fosse (1979). La scène s’intitule Air-Rotica, Elle est assez longue (9 minutes) et commence comme une scène de revue tout à fait classique, jusqu’après les deux premières minutes ou le producteur remarque « May be we just lost the Family audience », et un peu plus loin « Now Sinatra will never record it ».

Récréation 3 : Un détour par le Maroc

Aujourd’hui, encore un film en noir et blanc, mais bon sang quel film… Deux scènes rien que pour lui, la première, Ingrid Bergman réclame « As Time Goes By », et dans la seconde, tout la clientèle de Rick’s chante la Marseilaise. Deux scènes qui m’ont toujours donné la chair de poule. (Et j’aurais pu vous sortir « We’ll always have Paris » ou « I think this is the beginning of a beautiful friendship », mais bon, c’eut été peut être un peu excessif.

Récréation 2 bis : jouer avec les mots

En allant me balader sur les blogs que je lis, je suis tombé sur un jouet très marrant qui génère des nuages à partir de tags, d’un texte quelconque ou d’un feed RSS. Voilà ce que ça peut donner par exemple si on prend mon feed en source :

on peut varier les couleurs, les polices, la disposition, le nombre de mots, etc.

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