Je crois que je n’aime pas Anne Humbert.

Trois avocats conversant par Daumier Epidemik est un blog que je lis régulièrement depuis sa création, et sur lequel je ne taris pas d’éloges, tant par la qualité des billets, rédigés par un collectif d’auteurs variés, que par l’humour grinçant qui s’en dégage au fil des pages et des commentaires.

Seulement voilà, l’humour grinçant, ça ne convient pas à tout le monde, et ses victimes manquent parfois singulièrement de fair-play. Pour preuve, Anne Humbert, qui fut rédactrice en chef de LadiesRoom, cible de quelques piques dans les pages du blog sus-cité, plutôt que de rétorquer par le même biais a choisi la voie judiciaire pour faire retirer des billets la citant d’Epidemik.

Certes, on peut concevoir que la dame se sente blessée, victime d’une critique injustifiée, mais était-il nécessaire d’en arriver aux mises en demeures, aux menaces de poursuites, à l’acharnement judiciaire ?

On sait que l’exemple vient de haut, notre président n’hésitant pas à se couvrir de ridicule en poursuivant des fabricants de jouets à son effigie, une journaliste peut se sentir dans son droit de demander le retrait d’un texte la concernant. Cependant on peut aussi trouver la réaction disproportionnée. Les prétoires sont déjà suffisamment encombrés sans qu’il soit besoin d’y ajouter les griefs du premier venu qui s’est fait quelque peu malmener par voie de presse. Il existe une chose nommée « droit de réponse », qui en l’occurence, à mon sens, eut été bien suffisante, et qui, si on le manie avec un tant soit peu de brio (et n’oublions pas que le métier d’Anne Humbert est d’écrire), peut retourner les rieurs dans votre camp.

Mme Humbert n’a pas choisi visiblement d’exercer ce droit, préférant la menace et la censure, ce n’est pas à son honneur, et, sans la connaître ni préjuger des qualités humaines dont elle fait peut-être preuve par ailleurs, je dirais qu’au vu de ces actes, je crois que je n’aime pas Anne Humbert.

Pour plus d’infos, reportez vous à ces billets :

Epidemik mis en demeure pour une phrase

De l’affectation et du préjudice

10 Comments

  1. Thomas · 12 décembre 2008

    Je crois que je n’aime pas non plus Anne Humbert !!!

  2. Fièvres · 12 décembre 2008

    Te gênes pas pour relayer chez toi 🙂

  3. Thomas · 12 décembre 2008

    @fièvres : ouais ? je peux ? ça fait un peu grosse feignasse mais comme tu as fait un très bon billet, je peux en effet me contenter de le copier/coller chez moi

  4. milliejolie · 12 décembre 2008

    je copierais bien chez moi aussi si tu me le permet.

  5. TheFreeboxer · 13 décembre 2008

    Simplement ahurissant !!! Du grand délire dans toute sa splendeur…

  6. logorrhee · 14 décembre 2008

    Suis d’accord, Mme H n’est pas aimée de moi non plus!

  7. Tante May · 16 décembre 2008

    ah bah tiens, où l’on croise à nouveau certains pseudos (certains plus frileux que d’autres, mmm ?).

    étant moi-même persona non grata sur Epidemik – mwof, mêmpômôl – je me permets de modérer quelque peu la déplorable attitude de Mme Humbert. si je la juge déplorable (notez l’emploi du verbe sémantiquement subliminé), excessive, maltapropo et fort beurk, je n’oublie pas certaines réactions épideRmik qui feraient bien de prendre avec plus de philosophie ce que leurs propres propos acerbes peuvent générer.

    mais tout le monde ne sait pas jouer au ping-pong sans plisser la moquette du salon et n’a pas fait de stage chez Sister Manu (… ou dans les charmantes montagnes afghanes ?) qui veut.

    reste que franchement, se la péter au tribunal, sans sent la fin de série américaine qui, bien que mettant les BUSHées doubles, se raccroche lamentablement aux branches mortes.

    vous permettez que je tire la chasse…

    à vous revoir dans des sphères supérieures, les hyènes ?

  8. future maman · 21 décembre 2008

    salut, sympa ton blog ! vraiment agréable de lire tes billets. pour en revenir à ce billet, parfois certaines parenthèse en disent bien + que le reste de la phrase n’en dégage au fil des pages et des commentaires 🙂