Ça mouline en ce moment chez moi

Extrait du film « Once », ce petit bijou de chanson, enfin moi je trouve :

Je me le passe en boucle en ce moment. Pour une fois que je tombe pour un tube, ne venez pas me chier une pendule 🙂

Pub copinage : j’assure ce soir

j-assure-ce-soir-cadeaux-livres-le-jour-meme.jpgQui ne s’est jamais pris la tête vers 5 ou 6 heures de l’après midi, un jour de St Valentin ou d’anniversaire de mariage : « Ooooops, complètement oublié, merde, merde merde ! J’aurais jamais le temps de trouver quelque chose ».

Pour les distraits, les oublieux, les trop occupés il exite une solution : le site j-assure-ce-soir.com. Le concept est simple : vous passez sur le site, vous choisissez votre cadeau (et si ce que vous aviez en tête n’est pas dans leur catalogue, ils ont même un service à la carte, où vous leur spécifiez vous-même quoi acheter). Ils vont le chercher et un coursier vous le livre, directement emballé dans son paquet cadeau, avant que vous quittiez votre bureau. Ne vous reste plus qu’à recueillir les sourires émus de votre chèr(e) et tendre, ébahi(e) de tant d’attention, surtout si vous êtes réputé pour votre distraction.

Pourquoi je fais de la pub pour ce site ? Ben c’est la boite pour laquelle je bosse qui l’a réalisé et votre serviteur qui a fait la programmation en torturant OsCommerce bien au delà de ses limites et j’en suis plutôt content, d’autre part, je trouve le concept plutôt sympa (je suis exactement le genre à me souvenir d’un anniversaire à 18:37) et je pense que ça mérite un petit coup de pouce pour l’aider à décoller.

 

La Voie Humide de Coralie Trinh Thi au Diable Vauvert

La Voie Humide de Coralie Trinh Thi au Diable VauvertEn fait de voie, c’est une voix que j’ai découvert à la lecture de ce bouquin, une dont la pureté est pour le moins prenante.

Parler de pureté à propos d’une ex-actrice de porno, ça peut prêter à sourire, et pourtant Coralie Trinh Thi, se livre ici sans concession aucune, sans autosatisfaction.

Le sentiment dominant que je retire à la lecture de ce livre, c’est d’avoir entendu quelqu’un se livrer avec la sincérité la plus absolue, ne laissant dans l’ombre ni ses failles, ni ses souffrances ni ses légitimes motifs de fierté.

Le style est fluide, le ton âpre parfois, et je me suis surpris à plus d’une reprise à m’arrêter sur un paragraphe particulièrement touchant et à le relire plusieurs fois d’affilée pour en tirer tout le sel. Je ne parle pas là des nombreuses descriptions à caractère sexuel qui émaillent toute la première moitié du livre, où elle décrit son ascension et sa carrière dans le X. Du reste, toute cette partie n’est pas sans intérêt, bien au contraire, on y découvre un petit monde plutoôt convivial dans l’ensemble, avec des gens admirables et des têtes de noeud (pardon), mais l’essentiel est encore ailleurs : comment cette jeune femme vit et ressent cette ascension, cette notoriété toute neuve, l’incompréhension des uns l’opprobre des autres face à des choix qu’elle a fait en toute conscience et assume pleinement.

On y trouve aussi une critique acerbe des médias, du star system, et des formules qui parfois font redoutablement mouche telles que : «le buzz : une stratégie de promotion de pointe, du marketing sournois consistant à faire courir des rumeurs aguichantes dans des milieux utiles». Ou bien, plus loin, à propos de la promo de Baise-moi le film qu’elle a co-réalisé avec Virginie Despentes (et que je n’ai pas vu, mais ça ne saurait tarder) :

«Les mass media sont des produits de consommation, ils racontent des histoires et créent des personnages, pour vendre de la peur et de la haine.
Mais on appelle cela: l’information. Leur seul but est de générer de l’argent par le jeu des taux d’audience télévisuelle, des publicités, du nombre d’abonnés… Montée de l’insécurité, sectes, drogues, jeux vidéo, tournantes :tout est bon. Chaque année la montagne tue, la mer tue, la piscine tue (!), autant de déclinaisons possibles d’une simplissime évidence : la vie tue. Est-il possible que personne ne leur ait dit cela ? Dans le meilleur des cas, on blame la simple paresse intellectuelle du journaliste qui fait son travail, et non un métier et qui doit rendre un sujet accrocheur dans l’urgence, pour recevoir un salaire. Tristement humain. Dans la majorité des cas, il s’agit de malhonnêteté intellectuelle avérée. La peur fait vendre. Mais on asservit la masse par la peur, et les médias collaborent avec un zèle abject. Le porno pervertit la jeunesse, dégrade l’image de la femme, incite au viol et provoque les tournantes… Tous ces journalistes engagés dans une mission, chiens du censeur et du fasciste, du pitoyable branleur au dangereux manipulateur, qui osent dénoncer la pornographie comme le pire des maux de notre société, ils me donnaient des envies de massacre
»

Pour la petite histoire, j’ai lu le paragraphe qui précède dans le métro le matin en allant au taf, et j’ai poussé quelque chose comme un «Wahouuh ! » retentissant accompagné d’un grand sourire, qui m’a valu quelques regards inquisiteurs de la part de mes voisins de rame…

Mon regret à la lecture de ce livre, est de n’être pas familier avec les arcanes du Tarot, qui en forment l’architecture sous-jacente, et en conséquence une grande partie du symbolisme m’a échappé. Cela dit, ce n’est pas indispensable pour savourer de bout en bout ce livre, où, quelque soit votre sexe, je parie bien que vous pourrez à un moment ou à un autre vous identifier et ressentir les réactions de l’auteur aux expériences qu’elle a vécues.

Allez tiens je vous mache même le boulot : on le trouve à la FNAC pour 19 € et c’est vraiment pas cher payé pour un ouvrage de cette qualité.

et sinon, le myspace de l’auteur http://www.myspace.com/lavoiehumide 

 

Tricard au troquet

Eh bien voilà. Un peu plus d’une semaine que l’interdiction du tabac est devenue définitive dans les bars/restaus, etc… Une chose est certaine, je ne consomme pas moins de tabac qu’auparavant et je n’ai pas davantage l’intention d’arrêter le tabac qu’une semaine plus tôt. En revanche, depuis que le décret d’application de cette loi scélérate est devenu effectif, la chose que j’ai arrêté c’est le troquet.

J’avais pour habitude le soir de poser mes fesses à une table sympathique avant de rentrer chez moi, histoire de consommer une bière en fumant tranquillement une ou deux clopes et en lisant un ou deux chapitres du bouquin en cours. Peut-être discuter avec le patron ou un des clients, bref socialiser gentiment, sans implication particulière. C’est fini, au moins jusqu’à ce qu’au printemps la terrasse redevienne accessible pour ce genre de sport. (oui, je sais, je fume, je bois de la bière, et aussi du café, et je ne fais pas de sport, et je mange du chocolat, et par dessus tout j’emmerde les ayatollahs de l’hygiénisme qui voudraient régenter la façon dont je prend ou ne prend pas soin de moi. La vie ça tue tôt ou tard, je ne vois pas pourquoi je me ferais chier en attendant l’heure fatidique, et à quoi bon la prolonger de quelques années si c’est pour vivre tristement dans le déni des plaisirs qu’on peut en tirer ?)

L’autre jour, un ami m’a convié à boire un verre place de la Bastille, aux alentours de 20 heures. C’eut été drôle si ce n’était pathétique : les terrasses, ouvertes mais chauffées, des bars étaient prises d’assaut, tandis qu’à l’intérieur, les tables vides étaient légion. Et on parle ici d’un des hauts lieux de sorties parisiennes. Je préfère éviter de penser à ce que ce doit être dans des quartiers moins prisés, et je plains les patrons d’estaminet, condamné à attendre l’eldorado de ces nouveaux clients aux dents blanches, resplendissants de santé, responsables de leur corps dans les moindres détails

Mais finalement, au moins pour moi, avec les économies que je vais réaliser en n’allant plus dans les bars, et en évitant les restaurants, je vais me financer au moins une cartouche de cigarette par mois, c’est toujours ça de pris.

 

Le président en short sur internet

Internet, c’est un outil intéressant. Hier soir, avant de m’endormir, je réfléchissais dans le vague, comme ça, dans une espèce de demi-sommeil, à la médiatisation de la vie privée de notre chef de l’état, quand je fus frappé par une comparaison entre notre nain national en balade à Disneyland avec sa grande tige, et un autre nain, plus tristement célèbre, en vacances à la montagne avec sa grande tige à lui, voici plus de 60 ans.

Même convocation des photographes, même poses pour l’édification du peuple, du coup, je me suis dit que ce serait amusant de retrouver des photos d’Hitler et d »Eva Braun en vacances, et de les juxtaposer à celle de Sarko 1er et de Carla Bruni. Manque de bol, ou j’ai mal cherché ou les photos sont bien protégées, toujours est-il que je n’ai pas réussi à mettre la main sur des images potables de Carla et du président.

En revanche, en me baladant au hasard des sites, je suis tombé sur quelques similarités et similitudes pour le moins troublantes, jugez plutôt :

Hitler et sarkozy en short

Il semblerait que la pose en short ne soit pas l’apanage de notre président, et qu’un certain chancelier n’ait pas dédaigné avant lui d’exposer ses mollets.

Bien sur, l’un et l’autre firent ou reçurent des visites d’état, avec des personnages quelquefois discutables, c’est le métier qui veut ça, la realpolitik (ah oui, tiens, c’est bien là que vous aviez entendu ce terme avant…) :

Sarkozy, Khadafi, Hitler, Franco

Pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu, le moustachu en calot, c’est le général Franco.

Il arrive même qu’on devienne vraiment pote quand on est président, avec le dictateur chef de l’état qu’on visite :

sarkozy-hitler_3.jpg

Évidemment, chef de l’état, c’est un boulot où il faut convaincre l’électeur potentiel, ou, une fois élu, convaincre encore le peuple qui vous a porté au pouvoir, que nos raisons de faire ce qu’on fait sont juste et bonnes. Pour ça il faut disposer de vrai talents d’orateur, associés à une gestuelle originale :

Discours Sarkozy, Discours Hitler

Il faut même quelquefois montrer le poing :

Sarkozy poing, Hitler poing

Voire parfois élever la voix :

sarkozy-hitler_6.jpg

Ces troublantes similarités ne s’arrêtent pas là, mais j’avais le photoshop qui fatiguait.

Quoi qu’il en soit amusez vous vous-même à faire quelques recherches sur le discours de l’un et de l’autre à propos de préférence nationale, d’immigration choisie, de prédisposition à la criminalité chez telle ou telle frange de la population, de la rédemption par le travail (il y en a d’autres, cherchez bien) et venez ensuite me dire si vous n’êtes pas un tout petit peu inquiets.

En Sarkoland les journalistes font un métier dangereux

Vu chez jesrad cette vidéo, que je m’empresse de reprendre ici.

Il s’agit du compte rendu par Guillaume Dasquié de son arrestation et de sa garde à vue, pour avoir osé publier un article à propos du 11 septembre en utilisant des sources « non autorisées ». Je vous engage à regarder intégralement cette vidéo un peu longue, c’est assez symptomatique de l’état de notre société aujourd’hui.

Guillaume Dasquié est l’éditeur du site www.geopolitique.com, un hebdomadaire en ligne spécialisé dans la diffusion de documents confidentiels.

On félicite au passage la 5, qui reste aujourd’hui à peu près la seule chaine de télé à diffuser ce genre d’infos.

Votre blog revient immédiatement après cette courte page de publicité

MoviePosters.2038.net

Certains d’entre vous ne l’ignorent pas (et d’ailleurs, je n’en fait pas mystère), je suis assez fanatique de cinéma. Une partie de ce fanatisme se traduit par la collection de reproductions d’affiches de films, que j’engrange allègrement sur mon disque dur depuis pas mal de temps. Au fil du temps j’ai constitué une jolie petite base de données qui contient environ 6000 posters, et un stock d’image d’environ le double.

Et je viens de mettre cette base de donnée en ligne sur un site perso : movieposters.2038.net. Que j’invite ceux d’entre vous que ça intéresse à visiter.

Pour l’heure, le site est encore assez basique : une page de recherche, une page de navigation, et les résultats. Mais c’est appelé à évoluer.

J’ai mis des pubs google dessus, histoire que ça paie mes cigarettes, ceux qui veulent encourager mon addiction sauront quoi faire…

Ah un détail, c’est uniquement en anglais, j’avais un peu la flemme de faire un site bilingue, mais d’un autre côtéc’est essentiellement un site d’image, donc c’est relativement secondaire 🙂

Archéologie

J’ai pu récupérer certains textes d’un ancien blog, et après avoir fait un tri impitoyable, décidé d’en republier ici une partie, ceux dont j’étais plutôt content. Pour ceux que ça intéresse, ce sont les archives de décembre 2004 et janvier 2005, avec leurs dates d’origine.

Froid dans le dos

glacier.jpgDans le Libé du jour, cet entrefilet, probablement passé inaperçu : Aux États-Unis, un homme a été viré pour avoir fumé… chez lui. Le fumeur concerné attaque son entreprise pour violation de la vie privée.

De prime abord, certains, suivez mon regard, vont penser que j’enfourche encore le cheval de bataille du pauvre fumeur brimé. Mais pour une fois, ce n’est pas là que le bât me blesse. (Quoique le gus ait toute ma sympathie, croyez m’en)

Au delà de l’incident isolé (ou pas), je trouve inqualifiables plusieurs choses dans cette affaire.

D’une part, que l’entreprise ait eu vent du fait que son employé fumait chez lui. De quelle manière ? Au moyen de caméras espions ? Par la délation d’un de ses collègues ? C’est déjà en soi une intrusion dans la sphère privée qui n’a pas lieu d’être. (Passons sur les test anti-drogue, anti-alcool couramment pratiqués par des entreprises américaines, qui pourraient, eux, éventuellement se justifier dans le cas d’un employé tenant un poste à risque, mais dont l’extension à l’ensemble du personnel d’une boite ne se justifie pas : vireriez vous votre concierge parce qu’il a pris une cuite le week-end dernier ?)

L’autre chose qui me gêne aux entournures dans cette histoire est de façon plus générale la tendance qu’ont les corporations américaines à imposer leurs diktats sur ce qui est socialement acceptable de la part de leurs employés, en dehors de la sphère du travail.

Naguère, c’était (et c’est encore pour une grande part) l’état, une émanation du consensus populaire donc, du moins dans ce qui se veut une démocratie, qui dictait les grandes lignes de ce qu’il était « convenable » ou non de faire en société. L’ivresse publique, se promener tout nu au milieu de la ville à 4 heures de l’après-midi sont ainsi des exemples de comportements devant lesquels la majeure partie des citoyens froncent les sourcils, et qui sont plus ou moins sévèrement réprimés par un corpus législatif clairement défini.

Outre ce corpus, le contrevenant se verra le plus souvent mis au ban de ses pairs, en réprimande de son attitude inconvenante. Une attitude de rejet sociale assez courante.

Mais il semble que désormais nous devions faire face à une troisième forme de punition, celle de l’entreprise qui, alors même que peut-être aucun tabou social n’existe, aucune loi ne soit violée, décrète à part elle que telle ou telle forme de comportement n’est pas conforme à la politique qu’elle entend poursuivre quant au recrutement et à la conservation de ses employés.

Et insidieusement, depuis plusieurs années aux Etats-Unis, mais l’Europe ne saurait tarder à suivre ce déplorable exemple, quand ce n’est pas déjà fait ici et là, ces règles parallèles en viennent à régir l’existence de millions de personnes hantées par le spectre du chômage, mort sociale définitive et bien plus douloureuse que de se voir infliger une amende de quelques dizaines d’euros, ou refuser une invitation à dîner, pour des « fautes » que la plupart d’entre nous considéreraient comme vénielles quand elles ne sont pas purement et simplement imaginaires.

Petit à petit, les corporations en viennent donc à étendre sur la population qu’elles emploient une dictature de fait, en dehors de tout contrôle étatique, et qui commence à déborder de manière injustifiable sur le temps que l’individu ne passe pas au service de l’entreprise qui l’emploie.

Je ne sais pas à vous, mais à moi, ça me fait froid dans le dos.

Littell sort un nouveau bouquin

Les-BienveillantesSi vous n’avez pas lu « Les Bienveillantes » tant pis pour vous, vous avez manqué un bouquin extraordinaire dont l’atmosphère délétère vous prend à la première page pour ne vous lacher qu’a la dernière (et il y en a un paquet des pages…).

 

Toutefois, une chance de vous rattraper vous est donnée, avec « Le sec et l’humide », le nouvel opus de Jonathan Littell. Et, petits veinards, non seulement celui-ci ne fait qu’une centaine de pages, mais en plus, il est illustré de photos, ce qui devrait vous aider à passer tout ces longs passages en petits caractères.

 

Ça sort en novembre chez Gallimard. Si d’ici là vous avez un service de presse sous la main, je suis preneur.

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