Ça tabasse en Sarkoland

Lu hier dans Libé cet article, le énième récit de l’expulsion d’un sans-papiers. Ce qui me frappe là-dedans, ce n’est pas tant la violence policière, somme toute banalisée de nos jours, c’est la peur de l’image manifestée par ces mêmes policiers.

La disproportion des moyens mis en oeuvre pour retrouver la personne qui avait filmé la scène et serait donc à même plus tard de témoigner. Quoi ? la PAF craindrait-elle qu’on puisse lui reprocher ses méthodes ? La violence employée ne se justifierait-elle pas qu’il faille éliminer les preuves de son utilisation ?

Et puis la hargne de ces mêmes policiers, à trouver un « meneur » et à essayer d’engager des poursuites. Aujourd’hui, témoin, c’est une activité dangereuse. Oser dire les dérives d’une administration dont le rôle premier est de protéger les gens, ça peut vous mener au tribunal. Pour le moment, il y a encore la case tribunal. A quand l’envoi direct en taule sans passer par la case départ ?