En Sarkoland ta gueule tu fermeras

En Sarkoland, la critique est un art qui se perd… Enfin, le droit de critiquer, voire même de simplement rapporter des faits, avérés exacts, mais qui on l’heur de déplaire au résident du château.

A la suite de la révélation par Libé des propos.. disons musclés du président à l’égard de certains de ses homologues au cours d’un déjeuner, Madame royal s’est de nouveau répandue en excuses, tandis que l’Elysée démentait à tout rompre, tout en tapant sur l’ancienne candidate à la présidentielle.

Le fond de cette polémique n’est pas finalement de savoir si le président est critiquable ou pas, ni si Ségolène va devoir continuer de multiplier les excuses qui lui assurent une existence médiatique à pas cher dans le but de ne pas disparaitre du paysage. Le fond, c’est que M. Sarkozy trouve blâmable qu’on ose le critiquer, le fait savoir en détachant la laisse de ses chiens qui ne se gênent alors pas pour se répandre en accusations puantes à l’égard de ceux qui ont osé élever la voix à son encontre.

Le fond, c’est que nous sommes (encore) dans une république (comme le président ou ceux qui rédigent ses discours n’ont de cesse de s’en glorifier), que la loi garantit la liberté d’expression, n’en déplaise au prince, que les propos rapportés ne sont pas diffamants mais le simple énoncé de l’attitude d’un homme qui a, lui, moins de respect pour la fonction de chef de l’état qu’il n’en réclame, voire n’en exige de ses sujets administrés.

Le fond c’est que M. Sarkozy, pour intelligent qu’il soit, pour beau parleur qu’il se révèle, est doté d’un tempérament qui lui fait souvent parfois oublier la modération dont le tenant de sa fonction devrait savoir faire preuve dans ses propos, et qu’il a ensuite l’audace la candeur de s’étonner qu’on puisse désapprouver ses manières.

pov’ chou va…

1 Comment

  1. Millie · 21 avril 2009

    J’adore la chute: « pauvre chou va… » Tu résumes très bien mon sentiment. Merci Fièvres 🙂