Sarkozy

En Sarkoland ta gueule tu fermeras

En Sarkoland, la critique est un art qui se perd… Enfin, le droit de critiquer, voire même de simplement rapporter des faits, avérés exacts, mais qui on l’heur de déplaire au résident du château.

A la suite de la révélation par Libé des propos.. disons musclés du président à l’égard de certains de ses homologues au cours d’un déjeuner, Madame royal s’est de nouveau répandue en excuses, tandis que l’Elysée démentait à tout rompre, tout en tapant sur l’ancienne candidate à la présidentielle.

Le fond de cette polémique n’est pas finalement de savoir si le président est critiquable ou pas, ni si Ségolène va devoir continuer de multiplier les excuses qui lui assurent une existence médiatique à pas cher dans le but de ne pas disparaitre du paysage. Le fond, c’est que M. Sarkozy trouve blâmable qu’on ose le critiquer, le fait savoir en détachant la laisse de ses chiens qui ne se gênent alors pas pour se répandre en accusations puantes à l’égard de ceux qui ont osé élever la voix à son encontre.

Le fond, c’est que nous sommes (encore) dans une république (comme le président ou ceux qui rédigent ses discours n’ont de cesse de s’en glorifier), que la loi garantit la liberté d’expression, n’en déplaise au prince, que les propos rapportés ne sont pas diffamants mais le simple énoncé de l’attitude d’un homme qui a, lui, moins de respect pour la fonction de chef de l’état qu’il n’en réclame, voire n’en exige de ses sujets administrés.

Le fond c’est que M. Sarkozy, pour intelligent qu’il soit, pour beau parleur qu’il se révèle, est doté d’un tempérament qui lui fait souvent parfois oublier la modération dont le tenant de sa fonction devrait savoir faire preuve dans ses propos, et qu’il a ensuite l’audace la candeur de s’étonner qu’on puisse désapprouver ses manières.

pov’ chou va…

Mieux vaut entendre ça qu’être sourd, mais tout juste…

J’ai relevé dans un gratuit ce matin un extrait du discours de Nicolas Sarkozy évoquant l’attitude du président polonais à propos de la ratification du traité de Lisbonne :

« …Il a donné sa parole, une parole, ça doit s’honorer, c’est une question de morale ».

On appréciera l’ironie de la déclaration deux jours après que le même Nicolas ait, sans état d’âme particulier, renié la parole donnée par la France aux anciens activistes des Brigades Rouges réfugiés en France et confirmé (à grand renfort médiatique) l’extradition de Marina Petrella.

Le respect de la parole donnée est de toute évidence une notion sujette à de multiples interprétations dans l’esprit de monsieur Sarkozy.

Le président en short sur internet

Internet, c’est un outil intéressant. Hier soir, avant de m’endormir, je réfléchissais dans le vague, comme ça, dans une espèce de demi-sommeil, à la médiatisation de la vie privée de notre chef de l’état, quand je fus frappé par une comparaison entre notre nain national en balade à Disneyland avec sa grande tige, et un autre nain, plus tristement célèbre, en vacances à la montagne avec sa grande tige à lui, voici plus de 60 ans.

Même convocation des photographes, même poses pour l’édification du peuple, du coup, je me suis dit que ce serait amusant de retrouver des photos d’Hitler et d »Eva Braun en vacances, et de les juxtaposer à celle de Sarko 1er et de Carla Bruni. Manque de bol, ou j’ai mal cherché ou les photos sont bien protégées, toujours est-il que je n’ai pas réussi à mettre la main sur des images potables de Carla et du président.

En revanche, en me baladant au hasard des sites, je suis tombé sur quelques similarités et similitudes pour le moins troublantes, jugez plutôt :

Hitler et sarkozy en short

Il semblerait que la pose en short ne soit pas l’apanage de notre président, et qu’un certain chancelier n’ait pas dédaigné avant lui d’exposer ses mollets.

Bien sur, l’un et l’autre firent ou reçurent des visites d’état, avec des personnages quelquefois discutables, c’est le métier qui veut ça, la realpolitik (ah oui, tiens, c’est bien là que vous aviez entendu ce terme avant…) :

Sarkozy, Khadafi, Hitler, Franco

Pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu, le moustachu en calot, c’est le général Franco.

Il arrive même qu’on devienne vraiment pote quand on est président, avec le dictateur chef de l’état qu’on visite :

sarkozy-hitler_3.jpg

Évidemment, chef de l’état, c’est un boulot où il faut convaincre l’électeur potentiel, ou, une fois élu, convaincre encore le peuple qui vous a porté au pouvoir, que nos raisons de faire ce qu’on fait sont juste et bonnes. Pour ça il faut disposer de vrai talents d’orateur, associés à une gestuelle originale :

Discours Sarkozy, Discours Hitler

Il faut même quelquefois montrer le poing :

Sarkozy poing, Hitler poing

Voire parfois élever la voix :

sarkozy-hitler_6.jpg

Ces troublantes similarités ne s’arrêtent pas là, mais j’avais le photoshop qui fatiguait.

Quoi qu’il en soit amusez vous vous-même à faire quelques recherches sur le discours de l’un et de l’autre à propos de préférence nationale, d’immigration choisie, de prédisposition à la criminalité chez telle ou telle frange de la population, de la rédemption par le travail (il y en a d’autres, cherchez bien) et venez ensuite me dire si vous n’êtes pas un tout petit peu inquiets.