Note de lecture : Jacques Généreux – La dissociété

Jacques Généreux - La dissociété

Mes familiers le savent, si je suis un lecteur boulimique, je m’aventure rarement dans les terres de l’essai, et encore moins souvent dans celles de l’essai politique. Toutefois, de temps à autre il m’arrive de lire autre chose qu’un bouquin de SF, un polar satirique ou quelque roman bien dcheu nous. En l’occurence, c’est sur les conseils d’un ami que je me suis plongé dans celui-là.

Bien m’en a pris, Je me suis embarqué pour quinze jours dans une visite passionnante des fondements de nos sociétés occidentales, des raisons qui ont conduit aux dérives néo-libérales que nous subissons aujourd’hui, et de ce qui fait que personne n’est dans la rue, les fusils à la main pour chasser les gouvernements qui nous oppressent. Loin d’être seulement un constat désespéré de l’état du monde, il ouvre à la fin de son ouvrage quelques pistes pour le moins intéressantes sur ce qu’il conviendrait de faire pour que l’offre politique se remette à refléter les aspirations des citoyens.

Originellement publié en 2006, l’auteur a cru bon ,et sans doute avec raison, de revoir sa copie et de la mettre à jour. C’est donc une édition augmentée qui a été publiée en janvier de cette année.

Pour vous donner une idée, voici ce qu’en dit lui-même Jacques Généreux sur la quatrième de couverture :

Ce livre est motivé par la conviction qu’à l’époque des risques globaux la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l’être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l’inhumanité de « dissociétés » peuplées d’individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres.


Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres…

C’est pourquoi, ici, j’entends moins faire œuvre de science politique que de conscience politique. Car la dissociété qui nous menace n’est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l’invention de politiques inédites. Il s’agit d’une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice.

Il faut noter que le livre, pour aride (et ambitieux) qu’en soit le sujet, reste très accessible, sans l’aide d’une encyclopédie à portée de main. (ce qui est heureux, parce que se trimballer l’encyclopédia Universalis dans le métro, ça reste assez compliqué)

Le livre lui même a généré de nombreux commentaires et critiques de-ci de là. Un bon point de départ pour aller voir : Jacques Généreux sur Wikipédia

1 Comment

  1. homéo · 7 juillet 2008

    Tu m’en avais déjà parlé j’attendais ta note de lecture pour mon roman de l’été 😉
    Voilà je me le fais importer d’ici qq semaines, ……